Le corps et ses parures dans l’Art Brut


Le corps et ses parures dans l’Art Brut

Arthur Bispo do Rosário, "Manto de Apresentação", Museu Bispo do Rosário, Rio de Janeiro

Written by Lucienne Peiry in Article

4 février 2021

Vêtements et parures du corps de plusieurs créateurs d’Art Brut sont au cœur de la conférence que donne Lucienne Peiry à New York – à la Columbia University, Maison française. Visioconférence en anglais, entrée libre. 18 février 2021, 19:00 (13:00 horaire de NY)
Inscription en suivant ce lien.

Dans l’isolement et l’exclusion de l’hôpital psychiatrique, Marguerite Sirvins, Agnes Richter, Angus McPhee et Arthur Bispo do Rosario utilisent leur corps comme support d’expression. Ils créent des vêtements réels ou oniriques qui les enveloppent. Robe de mariée créée à partir de fils tirés dans des draps de lit usagés, tenue asilaire transformée et ornée d’écrits brodés, costumes tissés à l’aide de chiffons effilochés : les parures sont extravagantes et relèvent d’une ingéniosité extravagante. Qu’ils soient adaptés à leur taille ou disproportionnés, que leurs auteurs les revêtent ou non importe peu : les habits inventés sont des chimères corporelles.

Ces quatre créateurs et créatrices conçoivent des vêtements qu’ils sentent investis d’une dimension propitiatoire et salvatrice. Le face-à-face avec ces œuvres dévolues au corps provoque en nous, spectateurs, une réaction forte et immédiate. Notre impression est physique, avant tout liée intrinsèquement à notre propre corps.


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