Valère Novarina, 1987. Photo: Tristan Jeanne-Valès
Written by Lucienne Peiry in Le Carnet
19 janvier 2026
Avec la mort de Valère Novarina, l’un des dramaturges les plus importants, c’est aussi un grand passionné d’Art Brut qui disparaît. Il avait découvert leurs créations, racontait-il, par les Cahiers de l’Art Brut mais aussi grâce à Jean Dubuffet avec qui il avait entretenu une correspondance féconde dès 1978, durant plusieurs années.
Visiteur régulier de la Collection de l’Art Brut à Lausanne, Novarina était également un lecteur assidu des poésies et des divagations verbales des auteur.es d’Art Brut. Il s’en «nourrissait », confiait-il, et parlait de son émerveillement devant leur liberté et leur implacable détermination.
On ne s’étonnera pas de cet attachement à la force des écrits d’Art Brut, lui qui affirmait: « Mon unique obsession est de retrouver les mots dans leur chair, leur couleur, leur respiration, leur traversée de la mort, leur passage, leur fragilité animale ».