La mort a-t-elle sa place dans un musée?


La mort a-t-elle sa place dans un musée?

Michel Nedjar, Collection de l'Art Brut, Lausanne

Written by Lucienne Peiry in Article Portrait

22 octobre 2015

Certaines œuvres d’Art Brut enfreignent-elles la sensibilité du public?
Faut-il les exposer ou occulter? Donner à voir ou préserver?
Atténuer, mettre en garde, avertir le public?

Les poupées de Michel Nedjar sont confectionnées avec des chiffons souillés de terre puis trempés dans des bains de teinture et de sang.
Elles évoquent des cadavres mutilés et des cadavres brûlés. A la découverte de ces sculptures, le spectateur est d’emblée frappé in petto, car elles ébranlent la part secrète et obscure de ses propres vibrations personnelles. Ces œuvres ouvrent sur des inquiétudes, sur la fragilité humaine et soulèvent des questionnements existentiels profonds.

Peut-on exposer au grand jour ces productions étranges ou se doit-on de préserver les visiteurs?
Dès que l’on franchit le seuil d’un musée, comme la Collection de l’Art Brut par exemple, ne se livre-t-on pas à une expérience de laquelle on ne va pas ressortir indemne?

Ces questions sont traitées par Lucienne Peiry dans le cours qu’elle est invitée à donner dans le cadre de l’Université de Neuchâtel, dans le cours de muséologie de France Terrier, au Musée d’Yverdon et région, le 23 octobre à 9h.


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